Le lendemain (samedi) ne fut qu'une grosse loose minable à la recherche d'un magasin précis dans akihabara (surnommé "electric town", les plus perspicaces d'entre vous auront déjà deviné qu'on y va pas pour acheter des fruits et légumes). Une loose minable, suivi par un retour minable : l'ordre des choses quoi.
Enfin dimanche, journée ô combien plus productive : départ vers midi pour tokyo. Rencontre à l'arret du bus de Kasper (le Danois) qui se dirige lui aussi vers tokyo, avec sa copine (japonaise) pour acheter un cd de Manu Chao. Ca tombe plutôt bien, parce qu'aller à Tokyo, de la porte de ma résidence à Shinjuku - le Gare du Nord locale, l'odeur en moins - , ça ressemble un peu à un film de Godard : long et chiant. Un peu de discussion est donc la bienvenue, surtout que Kasper a l'air d'être un type assez marrant (un Danois qui écoute Manu Chao ne peut pas être foncièrement mauvais, de toute manière). Je les laisse manger à Shinjuku et continue en direction d'akihabara (qui, soit dit en passant, avant d'être un quartier où un pentium 4 coute moins cher qu'une patate, signifie "champ de feuilles mortes d'automne", ou un truc du genre). Après une recherche aussi désespérée que la veille, et quelques boulettes de poulet frit dans le ventre, je trouve enfin LA boutique que je cherche. Evidemment, le vendeur ne parle pas anglais, sinon c'est pas drôle. Evidemment, il n'a pas ce que je veux ... sauf peut être un dernier exemplaire qui traine sur une étagère, mais qu'il ne peut pas me vendre pour une raison obscure (réservé à quelqu'un, un truc du genre). Je me dirige donc vers le gros magasin d'electronique de service, où je me fais assaillir par un pakistanais. Il est coriace, et il parle anglais. Comme d'habitude, j'hésite, alors il me propose des cartes, des machins des réductions. L'un dans l'autre, pourquoi pas ... Une fois à la caisse, blague : "en fait y'en avait plus, j'avais oublié de regarder". Je me casse en laissant le pakistanais, qui de toute manière était déjà en train d'essayer de vendre un Canon hors de prix à un gros français qui le tripotait de ses gros doigts moites (l'appareil photo, pas le pakistanais, bande d'obsédés ...). En désespoir de cause, je repasse dans le premier petit magasin. J'essaye de baragouiner au mec que s'il en a plus en stock, je peux attendre, il me l'enverra plus tard. Faut dire que c'était vraiment une bonne occaz : un reflex numérique avec deux objectifs, moins cher que le prix habituels des reflex avec un pauvre objectif tout seul. Il répond un truc absolument incompréhensible. Dernière chance : "Kono DigiKame o kaitai" ('je veux acheter ce (putain d') appareil photo). Et là, d'un seul coup d'un seul, Roger se décide à me vendre son appareil. Me voilà avec dans la poche un appareil qui m'aurait couté 550€ en France (si ce n'est plus), pour 49 000 Y (à la louche : 300€). Le reste de la j
ournée ne fut que glande dans un gros parc à proximité, rempli de japonais bourrés a divers degrés (degré 0 : pas bu, degré 10 : je dors dans les géranium, et mes copains me trainent par terre en m'arrachant le cul sur le goudron parce que je perds mon futal) ou ridicules à divers degrés (high score pour un mec qui avait habillé son clébard en barbie, en lui peignant la queue en rose ...). Quelques regrets de pas avoir de batterie dans l'appareil pour immortaliser ça (quoiqu'à la vue du clébard, on avait plutôt envie d'en faire un cadavre fumant que de l'immortaliser...). Repas dans un sushi bar sous une voie de train entre deux étals de poissons. Retour chiant, puisque totalement dénué de Danois ou de quelconque présence amicale.
2 commentaires:
encore! ;)
Héhé, à en croire ça je concluerai que quand tout seul le japons c'est ennuyeux :p !! Invite nous :)
PS : lé moche ton appareil ^^
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